Obsèques du Patriarche de l'Eglise Arménienne Catholique

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J'ai eu l'occasion de servir avec lui notre communauté en France, où j'ai pu constater les fruits de son service dans les domaines de restauration et d'organisation administrative. Je peux dire la même chose pendant mes années de service avec lui en tant que Vicaire Patriarcal; travailler avec lui est comme une ruche, où beaucoup de gens peuvent se goûter de son miel.

Il avait un large éventail de relations, car son souci était d'employer chaque petite chose dans ses relations pour le bien de son troupeau. Je veux me rappeler avec vous, que lorsque l’Arménie a obtenu son indépendance en 1990, Sa Béatitude a été l’un des premiers à s’y rendre pour réorganiser les affaires de la communauté arménienne catholique, qui se trouvait dans des conditions souvent très difficiles suite à l’occupation communiste. Il a établi une relation étroite avec le Catholicos Patriarche Vazken I d’Etchmiadzine, et tous les Catholicos Patriarches ses successeurs.

Il aimait la Sainte Eglise et par conséquent, il se souciait et se préoccupait beaucoup de la vie liturgique de l’Eglise. Il percevait la liturgie non seulement comme l'organisation des prières communaitaires, mais surtout, il la considérait comme une forme de nouvelle évangélisation. Il convient de mentionner son effort pour faire connaître à l'Église universelle notre grand saint, Grégoire de Narek. Le fruit de sa tâche et de sa persévérance auprès du Vatican a été que ce saint fut déclaré Docteur de l'Église Catholique Universelle.

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Nous ne pouvons oublier son amour pour les pauvres et les nécessiteux. Au cours des deux dernières années du bien-aimé Liban, il a lutté pour aider les familles nécessiteuses, un combat qui l'a consolé.

On peut ajouter qu'il était également bâtisseur. Il a construit de nombreuses églises et autres édifices.

Malgré sa maladie menaçante, il a continué son travail. Sur le lit il portait un ordinateur, travaillait, convoquait des réunions et gérait les affaires de l’Eglise.

En son nom, je peux répéter les paroles de l'apôtre Paul, où il dit:

« J’ai combattu le bon combat, j’ai achevé la course, j’ai gardé la foi. Désormais la couronne de justice m’est réservée ; le Seigneur, le juste juge, me la donnera dans ce jour-là, et non seulement à moi, mais encore à tous ceux qui auront aimé son avènement. » (2 Timothée 4:7-8)

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Aujourd'hui, la tristesse nous étrécit le cœur, mais c'est comme si j’entendais Sa Béatitude répéter les paroles de son Maître Jésus: ne pleurez pas sur moi; (Luc 23, 28). Nous ne pleurons pas son depart; nous avons la certitude qu’il est parti à recevoir une nouvelle mission : celle d'intercéder pour nous avec Notre-Dame de Bzommar, Saint Grégoire de Narek e du Bienheureux Ignace Maloyan.

Nous avons perdu un père et nous avons obtenu un intercesseur.

Que la mémoire des justes soit à jamais, et qu’il repose en paix.

Le Christ est ressuscité