Chrétiens Orientaux sur France 2, une émission des Églises orientales présentes en France. Vie et Foi des Chrétiens d’Orient.

Syriaque Orthodoxe

En cliquant sur les onglets ci-dessus, vous découvrirez l'histoire de l'Eglise Syriaque Orthodoxe et les paroisses en France de cette Eglise.

mar-ignatius-aphrem-ii-karimA l’origine, l’appellation « syriaque » est destiné aux araméens et assyriens devenus chrétiens. Les syriaques sont originaires de la Mésopotamie : ils vivent ou ont vécu dans des pays comme la Syrie, le Liban, la Jordanie, l’Irak, l’Iran et le sud-est de la Turquie.

L'Église Syriaque Orthodoxe est l’église d'Antioche, dont le siège apostolique fut établi en l’an 37 ap. J.-C. par saint Pierre, le chef des apôtres à Antioche (ancienne capitale de la Syrie). À l'aube du christianisme, les membres de cette église ont été convertis au christianisme par les apôtres et les disciples. Ce fut à Antioche que les disciples de Jésus reçurent pour la première fois le nom de « chrétiens » (Ac 11,26).

L’Église syriaque orthodoxe ne reconnaît que les trois premiers conciles œcuméniques de Nicée (325), de Constantinople (381) et d’Éphèse (431). Elle rejette le concile de Chalcédoine. Elle est en communions avec les Eglises « sœurs » : Arménienne Apostolique, Copte Orthodoxe et Ethiopienne orthodoxe Tewahedo.

L’église syriaque célèbre les 7 sacrements. Elle confère les sacrements d’initiation ensemble.
La liturgie est celle du rite syrien pratiqué en langue syriaque (araméen occidental). Les lectures sont habituellement faites dans la langue locale. Près de 80 anaphores existes mais la principale prière eucharistique est celle dite de St Jacques (qui date du IVe siècle, célébrée à Jérusalem et à Antioche dans les premiers siècles).

La lignée des patriarches de l’Église syriaque commence par saint Pierre fondateur du siège d’Antioche. Elle se poursuit sans interruption jusqu’à nos jours. Il y eut 123 patriarches. Sa Sainteté Ignatius Aphrem II Karim est le nouveau patriarche d’Antioche et de tout l’Orient, chef suprême de l’Eglise Syriaque Orthodoxe dans le monde entier. Il succède à Mor Ignace Zakka Ier Iwas décédé le 21 mars 2014.
Aujourd’hui l’Eglise compte plus de trois millions de fidèles dont une grosse moitié en Inde.

Le patriarcat syriaque orthodoxe est entré dès 1955 au Conseil Œcuménique. Avec le recul du temps et le dialogue, on a pu comprendre que les malentendus christologiques du Ve siècle, sont dus principalement à une différence de terminologie et de modes d’expressions théologiques de l’époque. Les efforts théologiques furent accompagnés de visites entres les Patriarches et les Papes de Rome. Des accords théologiques et pastoraux ont été signés. En l’an 2003, une étape importante a été franchie dans le dialogue théologique œcuménique puisqu’il est devenu officiel et s’est étendu aux autres églises non chalcédoniennes.

Site officiel de l’Eglise : http://www.syrian-orthodox.com/news.php

icone-syr-ortho-christLe siège apostolique d'Antioche occupe une position hautement estimée dans la chrétienté. Après la destruction de Jérusalem (70), la ville resta la seule métropole de la chrétienté en Orient, et exerça sa juridiction sur la Syrie, la Phénicie, l’Arabie, la Palestine, la Cilicie, Chypre et la Mésopotamie. Le concile de Nicée (325) en son sixième canon, accepta le maintien des privilèges de l’Eglise d’Antioche sur l’Orient, tout comme ceux de Rome sur l’Occident et d’Alexandrie sur l’Afrique. Mais le vaste territoire qui dépendait de sa juridiction diminua par la suite. Le patriarcat de Constantinople lui ravit dès le 4ème siècle une partie de ses provinces. D’autres se déclarèrent autonomes : la Perse en 410, Chypre en 431, Jérusalem en 451...
L’année 451 (concile de Chalcédoine) constitue un tournant dramatique dans l’histoire générale du christianisme, et de l’Orient en particulier. A Chalcédoine, le corps du Christ se déchira. Les deux partis s’affrontèrent durement. La politique contribua à l’aggravation de la situation : les persécutions se multiplient, des fidèles succombèrent égorgés, étouffés, d’autres furent torturés, beaucoup furent mutilés. Les Vème, VIème et VIIème siècles devinrent le théâtre de beaucoup d’atrocités et de souffrances malgré l’apparition de grands noms ecclésiastiques sur la scène des événements.

Au VIIe siècle, les non-chalcédoniens (syriaques et coptes), hostiles à la domination de Byzance, favorisèrent l’entrée victorieuse des arabes musulmans en Syrie. Ils accueillirent à bras ouverts le Kalifa Omar Ibn Al-Khattab. Ils lui donnèrent le surnom de Farouq qui signifie Sauveur en syriaque. Or le beau temps était de courte durée. Les nouveaux occupants ne respectèrent que partiellement les libertés promises aux chrétiens…

Aujourd’hui, les fidèles de l’Eglise syriaque orthodoxe d’Antioche sont répartis aux quatre coins du monde. Cette diaspora, due à des raisons à la fois économiques, politiques et ethniques, a vidé progressivement de ses habitants le berceau historique des Syriaques (Turquie, Syrie, Liban, Irak, Jordanie, Palestine, Egypte).

Le siège patriarcal fut déplacé maintes fois au cours des siècles. De 1293 à 1933, il fut installé au monastère appelé Deir Zafaran, près de Mardin, au sud-est de la Turquie. C’est dans cette région de vignes et d’agriculture qu’ont vécu la plupart des Syriaques jusqu’en 1915 lorsque le génocide perpétré contre les Arméniens les toucha aussi : les statistiques montrent qu’un tiers de la population syriaque fut anéanti, ce qui représente environ 200 000 personnes. A la suite de ce génocide, il fut décidé de transférer le siège du Patriarcat à Homs, en Syrie, et plus tard, en 1959, à Damas, capitale de la Syrie ; c’est là que réside l’actuel patriarche.

A Saydnaya (près de Damas), un grand monastère a été construit au début des années 2000. C’est la nouvelle cité patriarcale. Plusieurs bâtiments sont dévoués à l’apostolat et au Saint Synode. Le monastère St Ephrem est également de faculté de théologie.

eglise Au cours du XXe siècle et à cause de persécutions diverses et de conditions de vie difficiles dans un environnement mouvementé politiquement, les fidèles syriaques ont dû comme beaucoup de leurs coreligionnaires quitter leurs terres d’origine et se réfugier en Amérique, en Europe et en Australie.
Aujourd’hui il existe plus qu’une centaine d’églises dans toute l’Europe (environ une cinquantaine en Allemagne, une quarantaine en Suède, une dizaine aux Pays-Bas, quatre en Belgique et une en France) et trois monastères : Monastère de Saint Ephrem à Losser/Pays-Bas, Monastère de Saint Jacques de Sarough à Warburg/Allemagne, et Monastère de Saint Awgin à Arth non loin de Zurich/Suisse.

En France, actuellement la majorité des fidèles de l’église syriaque orthodoxe en France vivent en région parisienne en Seine-Saint-Denis où il existe deux paroisses.
L’Eglise en France dépend de l’évêque du diocèse qui regroupe la Belgique et la France : Son Eminence Mor Georges Kourieh.

Depuis le milieu des années 80, la communauté célébrait la Divine Liturgie dans des paroisses catholiques de la région de Montfermeil. En 1986, la communauté Syriaque orthodoxe de Paris (la plus importante de France) administrée par le RP Yakup Aydin décida de construire sa propre église afin de célébrer ses offices selon le rite et la tradition syriaque. L'objectif était aussi de permettre d’exercer diverses activités cultuelles et culturelles (catéchèse, lieu de rencontres de la communauté...). Après les préparatifs et la construction, l’église Sainte Marie à Montfermeil (93) fût consacrée par le Patriarche en 2004.

Lieux de Culte en France :

Paroisse de sainte Marie Mère de Dieu

58 Avenue Daniel Perdrigée, 93370 Montfermeil

Liturgie le dimanche à 9h30

Site internet : ICI

Paroisse de Saint Severyos

Hébergée dans l’Eglise catholique saint-Christophe :

7 rue de l’Eglise, 93470 Coubron

la Liturgie est célébrée un dimanche sur deux.

Site internet : ICI

En régions :

  • La Messe est célébrée le dimanche à Bordeaux, Lyon, Nantes, Pau,
  • et à Marseille, Tours et Vesoul, où il existe aussi des communautés qui se retrouvent de temps en temps.

Ci-dessous, les articles en lien avec cette Eglise :

Des mots forts, réalistes et remplis d'Espérance

Interview de Sa sainteté Ignace Ephrem II Karim, patriarche de l’Eglise Syriaque-Orthodoxe (émission le 05.12.2021)

Bonjour Sainteté, merci de nous accorder cet entretien à la fin de votre tour des communautés Syriaques orthodoxes en France. Je crois que vous avez fait plus de 3000 km pendant cette semaine. Quel est votre sentiment à la fin de ce voyage ?
Bonjour, je suis très heureux d’être... Je vais passer à l’anglais, je suis désolé. J’aurais voulu dire quelques mots mais… Je suis en effet très heureux d’avoir pu faire ce voyage. Cela m’a mené dans plusieurs paroisses de notre Eglise. J’ai eu une impression mitigée: j’étais heureux de voir que les gens sont bien installés. Il s’agit des mêmes personnes que celles que j’ai visitées en 2014, quand elles ont dû fuir à Mossoul puis de leur refuge dans la plaine de Ninive. Je leur ai rendu visite deux fois au cours de cet été atroce. J’ai pu voir leur souffrance aux toutes premières loges. Je les ai vu dans ces dortoirs, sur le trottoir. Au mois d’août, il faisait très chaud à Erbil. Ils étaient sous des tentes dans les rues, ils s’étaient réfugiés dans les églises bondées.
C’était très émouvant pour moi Aujourd’hui, de les retrouver. ils sont très détendus. Ils sont heureux, ils ont l’air très heureux.

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Qu’est-ce qui vous a marqué pendant vos rencontres avec les fidèles?
J’ai remarqué qu’au moins certains d’entre eux étaient un peu déçus. Ils espéraient arriver dans un pays chrétien. Bien sûr, la France est un pays qui s’est construit sur des principes chrétiens et l’histoire de la France et son soutien au christianisme est assez riche. Malheureusement, comme nous le savons, le sécularisme est partout. Pas seulement en France, mais aussi en Europe et dans tout le monde occidental. Donc, dans un sens, ils étaient un peu déçus. Mais je leur ai dit dans plusieurs paroisses : « je crois Dieu voulait que vous soyez là pour vous permettre de réveiller, certaines personnes, et leur rappeler leur héritage et leur passé chrétiens. Et votre présence est peut-être une raison de réaffirmer certains éléments ou aspects de la chrétienté dans ce pays. »

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Chrétiens Orientaux est consacré aux  Eglises non chalcédoniennes [Arménienne Apostolique, Copte Orthodoxe, Ethiopienne Tewahedo et Syriaque Orthodoxe] et aux Eglises catholiques orientales [Arménienne Catholique, Byzantine catholique en langue russe, Byzantine catholique en langue française, Chaldéenne, Copte catholique, Grecque-Hellène (Cargèse), Greco-catholique Roumaine, Greco-catholique Ukrainienne , Grecque-melkite catholique, Maronite, Syriaque catholique, et Syro-malabare (Inde)].

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Les émissions sont disponibles pendant 30 jours après la diffusion sur le site de replay de France Télévision : www.france.tv

Il n'y a pas de DVD commercialisé de l'émission.

 

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